
Arts et métiers
en Chine au XVIIe siècle
Song Yingxing, Tiangong kaiwu 天工开物, Tu Shaokui, 1637.
Dans l'ouvrage Tiangong kaiwu, la description des techniques suit une structure similaire. Elle est toujours commencée par une description de la position géographique de la production, avec ensuite celle de la chaîne opératoire. Les opérations sont intégralement décrites dans les textes et représentées dans les images. Les deux supports composent un lien de complémentarité entre eux.
Les textes fournissent la plupart des informations nécessaires à la connaissance des productions et des techniques. Si les images aident les lecteurs à identifier les lieux de travail, il faut des textes pour expliquer et préciser les informations. De plus, certains contenus comme les lieux de production, ou les explications ne peuvent être donnés que par les textes que l’auteur place toujours à la tête de chaque section.
Par rapport aux textes, les images sont moins abstraites et plus directes. Elles représentent non seulement les diverses opérations qui ne sont d’ailleurs pas simultanées, mais reflètent aussi la vision du monde traditionnel chinois, en ce qui concerne le lien entre l’homme et la nature : l’unité entre le Ciel et l’Homme 天人合一.
Le style de la peinture s’appelle Baimiao 白描 (dessin au trait ou dessin blanc) qui cherche le réalisme (par rapport aux autres styles en Chine) et la mise en scène concrète. C’est un style populaire à l’époque souvent utilisé dans les ouvrages illustrés, comme on peut voir dans Lu Ban jing 鲁班经 et Nongzhen Quanshu 农政全书.
